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DERNIÈRES NOUVELLES.

SOSPresoakCovid19; Remerciements aux acteurs sociaux et syndicaux qui ont adhéré à notre proposition

ETXERAT (19-05-2020). Le 22 avril dernier, nous rendions publique la campagne #SOSPresoakCovid19, menée conjointement par Salhaketa Nafarroa, Etxerat, Altsasuko Gurasoak et Sare Herritarra. Avec cette campagne, nous lancions un appel à la société navarraise à soutenir les demandes que nous faisions au Gouvernement espagnol : que le Secrétariat Général des Institutions Pénitentiaires adopte des mesures respectueuses des droits des personnes prisonnières pour faire face au Covid-19.

Nous publions aujourd’hui les adhésions recueillies jusqu’à maintenant et remercions les associations qui ont soutenu notre proposition ainsi que les syndicats et les partis politiques qui ont également signé le manifeste.

Maintenant que la crise sanitaire semble être entrée dans une nouvelle phase et que nous nous trouvons dans la désescalade du confinement, nous voulons également exiger du SGIP qu’il respecte les droits des personnes prisonnières et que le déconfinement dans les prisons soit réalisé en même temps et avec les mêmes critères qu’à l’extérieur.

Dans le cadre de la campagne #SOSPresoakCovid19, nous avions réalisé un petit dossier avec les mesures que nous considérions comme nécessaires pour la désescalade dans les prisons, dossier que nous avons remis il y a deux semaines au Conseiller de la Justice et à la Conseillère des Relations Citoyennes. Aujourd’hui, nous rendons également public ce dossier et souhaitons attirer l’attention sur les points que le SGIP ne mentionne pas dans son plan de désescalade publiée le 13 mai dernier dans le BOE :

• Nous continuons d’exiger la libération des personnes prisonnières qui font partie des collectifs particulièrement vulnérables à la contamination par le Covid-19, comme les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes souffrant de maladies chroniques ainsi que les femmes enceintes ou qui se trouvent avec leurs enfants dans les prisons. Nous demandons également la libération des personnes prisonnières ayant des courtes condamnations, qui bénéficiaient déjà de permis de sortie avant l’état d’alarme et de celles qui ont accompli les 3/4 de leur peine.

• Si la reprise des communications avec les familles dans les parloirs avec vitres ainsi que celle des sorties avec permis pénitentiaires ont bien été reconnues, tout cela reste suspendu aux restrictions de mobilité établies (ne pas sortir de la province). Cela fait que les personnes qui sont en train de purger leur peine dans une prison éloignée de leur lieu d’origine ne vont pouvoir ni recevoir de visites, ni bénéficier de permis de sortie. Pour cela, étant donné que c’est le SGIP qui viole les droits des personnes prisonnières en ne respectant pas le mandat légal selon lequel elles doivent se trouver dans une prison située dans leur lieu d’origine, nous exigeons que soient exceptionnellement autorisés les déplacements des personnes prisonnières dans le cadre des permis de sortie et des familles et amis pour se rendre aux visites.

• Cependant, comme nous l’avons dit plus haut, il apparaît une fois de plus que les plus grandes violations de droits se produisent quand les personnes sont éloignées de leur lieu d’origine. Pour cela, il reste urgent que le SGIP respecte la légalité et adopte les mesures nécessaires pour que toutes les personnes prisonnières qui le souhaitent purgent leur peine dans la prison la plus proche de leur lieu d’origine.

• Le rétablissement des activités au sein de la prison n’est pas mentionné non plus dans ce plan de désescalade, alors qu’il est possible depuis jeudi dernier. Pourtant, aujourd’hui encore à la prison d’Iruña, aucune activité n’a repris et aucune association n’a été autorisée à entrer. Si des activités peuvent commencer à être menées dehors, il n’y a aucune raison pour que, avec les mesures sanitaire opportunes (gants, masques, gel hydroalcoolique), elles ne reprennent pas également en prison.

Nous insistons sur le fait qu’il s’agit d’une question de volonté politique, et nous vivons une période où cette volonté politique doit plus que jamais être service de la santé et de la vie de l’ensemble des citoyens. Y compris des personnes prisonnières.

Salhaketa Nafarroa
Etxerat
Altsasuko Gurasoak
Sare Herritarra

Ont adhéré à notre proposition :

ELA, CCOO, UGT, LAB, STEILAS, ESK, HIRU, CNT, CGT-LKN NAFARROA, SOLIDARI, EHNE

Geroa Bai, EH Bildu, Podemos, Izquierda Unida de Navarra-Nafarroako Ezker Batua (IUN-NEB), EAJ-PNV Nafarroa, Sortu, Batzarre, Alternativa, Eusko Alkartasuna, CUP, Grupo Independiente Liberal

Omnium cultural- ANC, Jaiki Hadi, Ernai, Mugimendu Feminista, SOS Racismo Navarra/Nafarroako SOS Arrazakeria, Ahaztuak 1936-1977, Ex presos sociales-Copel, #noalaeymordaza, Etxeko Mugimendu, Colectivos en Lucha, Coordinadora por la Memoria Amapola del Camino/Beko Mitxingorria, Red navarra de lucha contra la pobreza y la exclusión social, Iniciativa popular Sanfermines78: Gogoan herri ekimena, Karabana Mugak Zabalduz Nafarroa, Kakitzat koordinadora antimilitarista, Médicos del Mundo, Reas Navarra, Asamblea Social y Política, Pastoral penitenciaria de Navarra, Iruñako Peñen Federazioa/Federación de Peñas de Iruña, Coordinadora Fran Molero, Errotxapeako Gaztetxea, Asociación cultural Loquesomos, Fundación Secretariado Gitano Navarra, Eguzki.

Le prisonnier politique basque Asier Ezeiza libéré

ETXERAT (21-05-2020) Le prisonnier politique d’Hernani Asier Ezeiza Ayerra a été libéré de Zaballa après 11 ans de prison. Bienvenue Xaxi! Un de moins!

Etxerat

 

Patxi Ruiz et les autres prisonnier.e.s politiques doivent être rapprochés de leur entourage familial et social

ETXERAT (20-05-2020). Nous saluons la vague de solidarité avec les personnes incarcérées en général et avec les prisonnier.e.s politiques basques en particulier qui nous est parvenue ces derniers jours. 

Solidarité avec une valeur ajoutée en ces temps difficiles, qui se traduit en plus par des engagements, comme l’ont montré les acteurs politiques, sociaux et syndicaux navarrais, une majorité sociale qui s’est jointe à la demande de mesures respectueuses des droits des personnes prisonnières pour faire face au Covid-19.

Dans le même sens, comme cela a été fait au Parlement espagnol, une majorité politique est en train de demander dans chaque province des mesures alternatives à la prison, pour garantir le droit à la santé des personnes prisonnières. Ainsi, c’est avec reconnaissance que nous avons reçu le message d’une centaine de leaders et experts internationaux qui réclament la libération des prisonniers basques vulnérables en raison de leur âge et/ou de leur maladie, ou qui ont accompli les 3/4 de leur peine ou qui réunissent les conditions requises pour la libération conditionnelle.

Nous partageons et exprimons nos remerciements pour toutes ces initiatives en cette période où, sans plus attendre, il faut mettre fin une fois pour toutes aux mesures d’exception qui forment la politique pénitentiaire en France et en Espagne, et particulièrement mettre un terme à l’éloignement et à la dispersion.

Dans ce sens, nous exprimons à nouveau notre vive inquiétude quant à la situation du prisonnier politique basque Patxi Ruiz et nous répétons que comme lui, la totalité des prisonnier.e.s doivent être rapproché.e.s de leur entourage familial et social, ce que partage l’immense majorité de la société basque et qui est absolument nécessaire pour continuer à faire des pas vers la résolution du conflit et le vivre-ensemble.

Le numéro gagnant de la 1ère promotion de Kinkea de 2020 est le 547

ETXERAT (18-05-2019). Le tirage au sort correspondant à la promotion de printemps de Kinkea a été réalisé aujourd’hui 18 mai. Le 1er prix, une somme de 20.000 €, a été attribué au n°547. Ce bulletin a été vendu à Oñati, contre la remise d’une œuvre du photographe Ikor Kotx intitulée « Altsasu ».

Le tirage au sort a ensuite attribué les 138 autres prix : trois prix de 5.000 €, 15 prix de 1.000 €, 20 prix de 500 € et 100 prix de 100 €.
Les numéros primés seront publiés demain dans les journaux « Berria » et Gara ». De plus, toute l’information liée à ce tirage au sort peut être consultée sur le site http://kinkea.eus/ Les détenteurs de ces billets ont 60 jours pour se présenter dans n’importe lequel des sièges d’Etxerat

Vous pouvez consulter la liste des numéros gagnants en suivant ce lien : http://kinkea.eus/es/sariak 

 

Etxerat

Lettre d’une centaine de leaders et d’experts internationaux : le Covid-19 est une question de droits humains dans les prisons

ETXERAT (18-05-2020). Une centaine de leaders et d’experts internationaux demandent aux Gouvernements espagnol et français d’appliquer les mesures proposées par des institutions internationales comme l’ONU et le Conseil de l’Europe et de libérer les prisonniers « particulièrement vulnérables » face au Covid-19.

(Traduction libre) Depuis la rédaction de cette lettre, des cas de Covid-19 ont été confirmés dans au moins 59 prisons de l’État espagnol et 38 prisons de l’État français, parmi lesquelles celles de Roanne, Muret et la Santé où se trouvent des détenus basques. Dans l’État espagnol, des cas ont été détectés entre autres à Albolote, Herrera de la Mancha, Puerto II et III et Sevilla.

Le processus de résolution du conflit au Pays Basque a avancé de façon historique durant cette dernière décennie, changeant le cours de l’histoire, ce qui a eu un effet positif sur la vie de milliers de familles et de communautés. Neuf ans ont passé depuis que l’organisation ETA a mis fin à sa violence, deux ans depuis qu’elle a prononcé sa dissolution. Pourtant, nous nous trouvons face à un processus incomplet car 230 hommes et femmes sont toujours prisonniers pour motifs politiques.

L’expérience au niveau international nous a appris ceci : aucun processus de paix ne peut progresser si la question des personnes prisonnières n’est pas réglée. La Conférence Internationale pour promouvoir la résolution du conflit au Pays Basque, menée par des personnalités internationalement reconnues comme Kofi Annan, Gro Harlem Brundtland, Bertie Ahern, Jonathan Powell ou Gerry Adams, a interpellé les gouvernements espagnol et français pour chercher une solution à cette question (Aiete 2011). Pourtant, cette demande n’a toujours reçu aucune réponse. En conséquence, nous nous trouvons face à un processus inachevé car le conflit n’est toujours pas résolu. Tout ceci conduit à un enlisement des relations et aucun accord politique durable n’a été trouvé.

Actuellement, tant le processus de paix que l’humanité dans son entier doivent affronter le nouveau défi de la pandémie du Covid-19. Selon les mots du Secrétaire Général des Nations-Unies Antonio Guterres, nous sommes face « au test le plus important depuis la fondation de cette organisation », ce pourquoi il lance un appel global à la paix. De plus, il demande que « soient confinés les conflits armés et que nous nous centrions ensemble sur la véritable lutte de nos vies ». Des organismes comme l’Observatoire International des Prisons, le Comité International de la Croix-Rouge, Amnesty International et le Comité Européen pour la Prévention de la Torture et des traitements ou châtiments inhumains ou dégradants ont déclaré que le Covid-19 représente un risque grave pour les personnes en prison. Tous ont recommandé l’application de mesures spéciales pour minimiser les risques et garantir tous les droits des personnes incarcérées.

Les foyers de coronavirus dans les prisons n’affectent pas seulement les personnes détenues. Des prisons plus sûres supposent aussi des communautés plus sûres. Ainsi, Michelle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme, a souligné « qu’il est vital que les gouvernements répondent à la situation des personnes prisonnières » et a ajouté que « les autorités devraient examiner la façon de mettre en liberté des individus particulièrement vulnérables au virus, entre autres les prisonniers âgés et malades, ainsi que les détenus les moins dangereux ». Dunja Mijatović, Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l’Europe, a appelé « tous les États membres à utiliser toutes les alternatives disponibles à l’incarcération à chaque fois que cela est possible et sans discrimination ».

Nous croyons fermement qu’il est temps de mettre en place une action humanitaire immédiate conforme aux règles Nelson Mandela, adoptées par les gouvernements d’Espagne et de France. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de perdre du temps. Ce virus nous montre la façon dont nous sommes interconnectés, même si certains collectifs courent un risque plus grand que d’autres, comme les personnes qui vivent dans des résidences, des prisons ou des bateaux. Par conséquent, si nous voulons protéger la population incarcérée et avancer dans le processus de paix au Pays Basque, des mesures plus fermes sont nécessaires.

Pour toutes ces raisons, nous demandons aux Gouvernements espagnol et français d’appliquer de façon urgente les mesures courageuses et généreuses suivantes: 

1. La libération immédiate des prisonniers basques particulièrement vulnérables, parmi lesquels ceux qui ont plus de 60 ans et ceux qui étaient atteints préalablement de pathologies ou qui souffrent de maladies graves.

2. La libération des prisonniers ayant accompli les 3/4 de leur peine ou qui réunissent les conditions pour la libération conditionnelle. Le fait qu’ETA ait disparu il y a deux ans est une garantie de non répétition.

Nous reconnaissons que la mise en liberté d’une personne prisonnière avant qu’elle ait entièrement purgée sa peine est une décision lourde et difficile. Il s’agit d’une décision complexe pour n’importe quel système judiciaire qui peut heurter les sentiments des victimes et de leurs familles. Toutefois, dans le contexte de la pandémie à laquelle nous faisons face actuellement, pour assurer dans la mesure du possible le bien-être et la sécurité des personnes travailleuses et de la population pénitentiaire, et dans le souci de parvenir à la paix, nous croyons que c’est un pas approprié et raisonnable.

Reconnaître la dignité et l’humanité de toutes les personnes est fondamental.

Il n’y a aucun doute sur ce que Nelson Mandela aurait fait.

Maintenant c’est l’heure, maintenant c’est leur heure.

Signataires :

Endorsers: Covid-19 is a human rights issue for prisons The compassionate release of vulnerable Basque prisoners now will save lives and build peace.

Individuals: 1. Luis Alberto Albán Urbano, Colombia, Member of Parliament; 2. Carlos Alberto Carreño Marín, Colombia, Member of Parliament; 3. Lord Alderdice, United Kingdom, Fellow of the Royal College of Psychiatrists; 4. Rafael Alegria, Honduras, Former Member of Parliament; former coordinator Via Campesina; 5. Miguel Álvarez Gándara, México, President of SERAPAZ, National Prize of Human Rights 2017; 6. Oscar Andrade, Uruguay, Senator; 7. Paavo Arhinmäki, Finland, Member of Parliament; ; 8. Rubén Berríos Martínez, Puerto Rico, President of the Puerto Rican Independence Party, Honorary President of the Socialist International; Vicepresident of the Permanent Conference of Political Parties of Latin America COPPPAL 9. Professor Bill Bowring, United Kingdom, Barrister, Fellowship of the Academy of Social Sciences; Director of the LLM/MA in Human Rights, Birkbeck College, University of London 10. David Brotherton, USA, Professor, John Jay College of Criminal Justice; City University of New York 11. Daniel Caggiani, Uruguay, Member of Parliament; Vicepresident of the Parlasur (Mercosur Parliament) 12. Rosa Mireya Cárdenas, Ecuador, Member of the Parlamento Andino; former viceminister for Justice 13. Cuauhtémoc Cárdenas Solórzano, México, former Head of Government of Mexico City and a founder of the Party of the Democratic Revolution.; President of Fundación para la Democracia, Honorary President of the Socialist International 14. Andy Carl, United Kingdom, Independent Peacebuilding Adviser; 15. Pablo Catacumbo, Colombia, Senator; 16. Iván Cepeda, Colombia, Senador de la República de Colombia; 17. Vladimir Cerrón Rojas, Peru, Secretary General of Peru Libre; 18. Jonathan Cohen, United Kingdom, Executive Director; Conciliation Resources 19. Piedad Córdoba, Colombia, Lawyer; Former Senator 20. Nora Cortiñas, Argentina, Co-founder Madres de Plaza de Mayo-línea fundadora; 21. Professor Andrew Coyle PhD, United Kingdom, Fellow of King's College London; Emeritus Professor of Prison Studies, University of London 22. Seán Crowe TD, Ireland, Teachta Dála (Member of Parliament) for the Dublin South-West constituency; 23. Michael Culbert, Ireland, Director of Coiste na nIarchimí ; 24. Brian Currin, South Africa, South African Lawyer; 25. Meral Danis Bestas, Kurdistan, MP, Deputy Chair of HDP's Parliamentary Group; 26. Michael Ryan Davis, USA, Emeritus Professor of Creative Writing; University of California; Riverside 27. Dr. Diether Dehm, Germany, Mitglied des Bundestages; Member of the Bundestag 28. Mark Demesmaeker, Belgium, Senator, member of the OSCE parliamentary assembly; 29. Nadia Diaz, El Salvador, Member of Parliament; 30. Véronique Dudouet, Germany, Senior Research Advisor; 31. Luís Fazenda, Portugal, Secretary of International Relations, Bloco de Esquerda; Former Member of Parliament 32. Professor Carlos Fazio, México, Faculty of Political and Social Science Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM); writer, journalist 33. Jan Fermon, Belgium, Lawyer specialized in international (criminal) law; Secretary General International Association of Democratic Lawyers 34. Professor Firoz Cachalia, South Africa, University of Witwatersand; Chairman of Mothlante Foundation 35. Dr Simon Fisher, United Kingdom, Conflict Transformation Specialist, Oxford Brookes University; 36. Amina Frense, South Africa, South African Journalist; 37. Lilian Galán, Uruguay, Member of Parliament; 38. Julian Gallo Cubillos, Colombia, Senator; 39. Johan Galtung, Norway, Founder; Transcend; 40. Rev. Harold Good, Ireland, Former President of the Methodist Church; 41. Hugo Gutiérrez Gálvez, Chile, Member of Parliament; Human Rights Lawyer 42. Chris Hazzard MP, Ireland, MP for South Down; 43. Verónica Heredia, Argentina, Human rights Lawyer; 44. Jens Holm, Sweden, MP Swedish Parliament; 45. Andrej Hunko, Germany, Mitglied des Bundestages; Member of the Bundestag 46. Pedro Irigoin, Uruguay, Member of Parliament; 47. Vicenta Jerónimo Jimenez, Guatemala, Member of Parliament; 48. Omar de Jesús Restrepo, Colombia, Member of Parliament; 49. James Jordan, USA, Alliance for Global Justice; 50. Christian Juhl, Denmark, Member of Parliament; Trade Unionist 51. Ronnie Kasrils, South Africa, Former South African Intelligence Minister; 52. Gerry Kelly MLA, Ireland, Member of the Legislative Assembly , Stormont; 53. Avila Klimurray, Northern Ireland, Peace Activist; ; 54. Dr. Sara Koopman, USA, School of Peace and Conflict Studies, Kent State University, Kent, Ohio (US); 55. Emma Leslie, Cambodia, Centre for Peace and Conflict Studies, Siem Reap, Cambodia ; Executive Director 56. Criselda Lobo (Sandra Ramírez), Colombia, Senator; 57. Dr Gilberto López y Rivas, México, Research Professor Instituto Nacional de Antropología e Historia; 58. María de Lourdes Santiago, Puerto Rico, Vicepresident of the Puerto Rican Independence Party,; 59. Kenny MacAskill MP, Scotland, MP for East Lothian; Scottish Cabinet Secretary for Justice, 2007-2014 60. José Manuel Pureza, Portugal, Member of Parliament; 61. Verónica Mato, Uruguay, Member of Parliament; 62. Robert McBride, South Africa, MK veteran and former Political Prisoner; 63. Dr Erin McCandless, South Africa, Associate Professor, School of Governance University of Witwatersrand, South Africa; Research Director, Forging Resilient Social Contracts CoFounder and Editor of Books, Journal of Peacebuilding and Development 64. Christopher Mitchell, USA, Emeritus Professor of Conflict Research,; School for Conflict Analysis & Resolution, George Mason University 65. Hugo Moldiz, Bolivia, Intellectual, coordinator of the Bolivian Chapter of the Intelectuals and Artist Network in defense of Humanity; 66. Saruhan Oluc, Kurdistan, MP, Deputy Chair of HDP's Parliamentary Group; 67. Hisyar Ozsoy, Kurdistan, MP, HDP's Co-spokesperson for Foreign Affairs; 68. Prof. John Packer, Canada, Neuberger-Jesin Professor of International Conflict Resolution; Director, Human Rights Research and Education Centre, University of Ottawa 69. Remy Pagani, Switzerland, Former mayor of Geneva; 70. Aziz Pahad, South Africa, Former Deputy Minister of Foreign Affairs; 71. Cirilo Perez, Guatemala, Secretary General MLP; 72. Adolfo Pérez Esquivel, Argentina, Writer, 1980 Nobel Peace Prize; 73. Olivier Peter, Switzerland, Human rights Lawyer; 74. Isabel Pires, Portugal, Member of Parliament; 75. Tony Platt, USA, Distinguished Affiliated Scholar,; Center for the Study of Law & Society University of California, Berkeley, California 76. Jairo Reinaldo Cala, Colombia, Member of Parliament; 77. Leonel Rivero Rodriguez, México, Human Right Lawyer; 78. Carlos Alberto Rozanski, Argentina, Former Judge ot the Argentinian Federal Chamber, Founding Member of Foro Para la Justicia Democrática; 79. Alejandro Sánchez, Uruguay, Senator; 80. Victoria Sandino, Simanca Herrera, Colombia, Senator; 81. Jussi Saramo, Finland, Member of Parliament; ; 82. Dr. Lisa Schirch, USA, North American Research Director The Toda Peace Institute; Instructor, Eastern Mennonite University USA 83. Chris Spies, South Africa, Founder; Unyoke Foundation; 84. G.C. Spivak, India, Educator; 85. Håkan Svenneling, Sweden, Member of Parliament; Spokesperson for foreign affairs; 86. Steve Tombs, United Kingdom, Professor of Criminology; Faculty of Arts & Social Sciences School of Social Sciences & Global Studies Social Policy & Criminology Open University 87. Humberto Tumini, Argentina, President of the Freemen of the South Movement; 88. Clara Tur, Portugal, coordenadora da ANC (Asemblea Nacional Catalana) Portugal; 89. Feleknas Uca, Kurdistan, MP, HDP's Co-spokesperson for Foreign Affairs; 90. Nicolas Viera, Uruguay, Member of Parliament; 91. Luxshi Vimalarajah, Germany, Programme Director | Mediation and Dialogue Support Programme; Berghof Foundation 92. David Whyte, United Kingdom, Professor of Socio-legal Studies; Sociology, Social Policy and Criminology, University of Liverpool 93. Oliver Wils, Germany, Acting Director Berghof Foundation; 94. Marie-Joëlle Zahar, Canada, Professor Political Science Université de Montréal; Director Research Network on Peace Operations, Centre for International Studies and Research 95. Josetxo Zaldua, México, Chief Editor; Diario La Jornada 96. Manuel Zelaya, Honduras, Former President of Honduras; 97. Jean Ziegler, Switzerland, sociologist, Emeritus professor University of Geneva 98. Israel Zuñiga, Colombia, Senator.

Organisations: 1. Berghof Foundation, Germany; 2. PCdoB, Partido Comunista do Brasil, Brasil; 3. ELDH, European Lawyers for Democracy and Human Rights; 4. CRED, Centro di ricerca ed elaborazione per la democrazia, Italy; 5. IADL/AIJD, International Association of Democratic Lawyers.

 

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