Dans l’État français aussi il reste beaucoup de chemin à parcourir pour en finir avec la cruauté de la politique pénitentiaire

ETXERAT (04-03-2020). Le 27 février, la Chambre d’Application des Peines de Paris a rendu sa décision, refusant la suspension de peine au prisonnier gravement malade Ibon Fernandez Iradi atteint d’une maladie dégénérative, grave et incurable. Cette décision avait pourtant été acceptée en 1ère instance, les juges s’étant rangés à l’avis des médecins selon lesquels l’état de santé d’Ibon Fernandez Iradi n’est pas compatible avec la vie en prison. Cette demande a donc été rejetée en appel, violant le droit à la santé de ce prisonnier et optant pour la prolongation de sa souffrance.

Toute personne atteinte de sclérose en plaques ou côtoyant cette maladie dans son entourage peut facilement imaginer ce que signifie de devoir l’affronter en prison, loin du suivi et de l’attention médicale nécessaires et dans des conditions de détention toujours précaires et difficiles. Cette décision montre donc que, dans l’État français aussi, il reste beaucoup de chemin à parcourir pour mettre fin à une politique pénitentiaire basée sur le châtiment, la cruauté et la vengeance.

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