La Guardia Civil a entravé, au point de l’empêcher complètement, le transfert du prisonnier politique basque à l’hôpital pour une consultation médiale avec un spécialiste. Les prisonniers politiques basques incarcérés à Sevilla réalisent aujourd’hui 26 octobre un txapeo pour dénoncer la situation vécue par leur camarade.

 

ETXERAT. Des proches du prisonnier politique basque Ibai Aginaga ont fait savoir à Etxerat que ce prisonnier basque aurait dû être transféré à l’hôpital de Sevilla le 19 octobre dernier pour une consultation demandée depuis des mois, mais que ça n’avait pas été le cas. En effet, avant de sortir de la prison, les agents de la Guardia Civil qui devaient l’escorter lui ont ordonné de se déshabiller intégralement, ce qu’Ibai Aginaga a refusé. Cette situation a généré une forte tension pour le prisonnier basque, qui n’a évité que de justesse une agression de la part de l’un des agents. Ceux-ci lui ont ensuite présenté un document à signer, dans lequel il déclarait renoncer à la consultation médicale. Ibai Aginaga a refusé de signer ce document, puisqu’il s’opposait non pas à la consultation mais à une fouille non-réglementaire. La Guardia Civil a pourtant refusé de l’emmener à l’hôpital.

Ibai Aginaga souffre d’un trouble cardiaque qui est à l’origine de la demande de consultation par un spécialiste. Les prisonniers politiques basques de la prison de Sevilla réalisent aujourd’hui un txapeo (refus de sortir de sa cellule – la sortie est obligatoire dans les prisons espagnoles) pour dénoncer la situation vécue par leur camarade. Il faut souligner que, si elles ne sont pas exceptionnelles, il est quand même assez rare que la Guardia Civil exige ce type de fouille lors des transferts, d’autant plus que les conditions exigées pour cela par la réglementation ne sont pas réunies dans ce cas. Ibai Aginaga n’a pourtant pas pu réaliser sa consultation médicale.

D’autre part, Ibai Aginaga a pris son tour il y a quatre jours dans la grève de la faim tournante actuellement réalisée dans cette prison en solidarité avec les prisonniers politiques basques gravement malades, mais il a mis un terme à cette forme de lutte après avoir perdu connaissance alors qu’il se trouvait dans sa cellule. Il est depuis en txapeo.