La fourgonnette de Mirentxin qui se rendait à la prison de Granada a été sabotée tandis que celle qui allait à la prison de Huelva a subi un dur contrôle de la part de la Guardia Civil très tôt samedi matin.

 

ETXERAT. La fourgonnette de Mirentxin Gidariak dans laquelle voyageaient les familles des prisonniers politiques basques incarcérés à Granada a été sabotée pendant qu’elles se trouvaient à la visite. En sortant, elles ont constaté que l’un des pneus de la fourgonnette avait été crevé. Ce véhicule était pourtant garé sur le parking intérieur de la prison, strictement surveillé par la Guardia Civil.

Les familles et les chauffeurs volontaires qui voyageaient dans cette fourgonnette n’écartent pas la possibilité de déposer une plainte.

D’autre part, la fourgonnette qui se rendait à la prison de Huelva a été soumise, très tôt le matin du samedi 17 décembre, à un dur contrôle de la Guardia Civil. La fourgonnette s’était arrêtée dans une station-service où se trouvait également une patrouille de la Guardia Civil, qui, peu après qu’ils aient repris la route, les a rejoints et forcés à s’arrêter. Pendant quelques minutes, cinq proches de prisonniers politiques basques et les deux chauffeurs sont restés à l’intérieur du véhicule, jusqu’à l’arrivée d’une autre patrouille. Ils ont alors été soumis à une dure fouille, tant de leurs personnes que de leurs sacs et bagages, qui s’est prolongée pendant 1h30.

Nous dénonçons le fait que, ces dernières semaines, ce genre d’épisode, qui ne semble avoir d’autre objectif que de générer de la tension et de la peur parmi les familles, est en train de devenir habituel. Cela rend non seulement les voyages imposés plus difficiles, mais cela augmente aussi le risque d’accident, en raison de l’énervement et du stress.